Jour 1 : De Perros-Guirec à Landrellec
Un départ ensommeillé
Ce voyage commence par le train de 6h48 à Montparnasse vers Lannion, le réveil est très dur!
Même si je rattrape quelques heures de sommeil dans le train, je ne recommanderais pas forcément l'expérience (même si elle m'a fait économiser quelques euros!) 😃
Les semaines avant le départ étaient hyper chargées, je pars avec le sentiment d'avoir laissé un appartement en vrac et de ne pas avoir assez optimisé le sac. Je me note de mieux me préparer pour les prochaines fois en itinérance.
Les bienfaits de l'anticipation
Je n'ai pas essayé mon sac à dos avant cette randonnée en itinérance. J'ai d'ailleurs opté pour un Gregory Jade 38L (bon à savoir: la marque Gregory est garantie à vie!)
L'anticipation aide aussi à se préparer aux ascenceurs émotionnels auxquels on va être confrontée durant la marche. Or là, j'ai vraiment le sentiment d'enchaîner sur une aventure à laquelle je ne me suis pas préparée.
Bien que ça soit la troisième année, j'ai toujours une certaine appréhension: est-ce que tout va bien se passer ? Vais-je supporter les nuits en camping et les longues journées de marche ?
En discutant dans le taxi qui nous emmène de Lannion à Perros-Guirec avec une dame habituée du coin, elle nous conseille de ne pas manquer la pointe de granite rose. Nous comptions couper cette partie vue déjà l'an dernier depuis un bateau.

En arrivant à Perros-Guirec, j'inspire une bouffée d'air iodée avec joie: quel plaisir de retrouver cette ville qui m'avait tant ressourcé l'année dernière! Et en plus, cette année, la météo est hyper clémente avec nous ☀️
Les joies du granit rose
Cette portion du GR34 se fait très facilement: à noter que sur le sentier de Perros-Guirec, il est obligatoire d'avoir des embouts sur ses bâtons de marche !
N'en ayant pas (prochain achat à faire !), le chemin commence sans mes précieux bâtons, repliés dans le sac à dos.
On admire les granits roses qui se dessinent devant nous, de toutes formes jusqu'à atteindre la pointe.

La pointe est vraiment très belle, ça aurait été dommage de louper ça. Je ressens de la gratitude pour la dame rencontrée ce matin dans le taxi.
Cette belle rencontre du chemin nous a encouragé à changer notre itinéraire prévu initialement qui coupait cette partie.

Peu après la pointe, on découvre notre première petite plage !

Les douleurs commencent à apparaître, d'autant que je teste ce sac pour la première fois. Les réglages n'étaient pas optimaux, je n'ai pas pris le temps de "bien comprendre" mon sac.
On avait beaucoup de bouffe dans le sac à dos, environ 2kg de sachets à réchauffer (8 sachets de 250g chacun environ, certains pesaient plus).
Nous savions que nous allions avoir une semaine sans croiser un supermarché et avec potentiellement des endroits sans moyens de se restaurer.
Quelques mètres après la plage de Saint-Guirec, on s'arrête pour une pause sandwich proche du Quai Bellevue puis on reprend la marche.

Je suis en joie de retrouver un sentier où les bâtons sont de nouveau réutilisables, même sans embouts. Les genoux commencent à me gêner mais c'est supportable.
On arrive ensuite sur la magnifique plage de Trégastel.

Difficile de résister à la tentation de tremper ses pieds dans l'eau. Des personnes se baignent et la température de l'eau est fraîche mais plutôt agréable.

L'arrivée au camping
Toujours ce sentiment de joie quand on arrive au camping: 4* et qui est confortable de par la présence d'un restaurant.

⛺ Camping du jour
Mon humble avis:
J'ai trouvé ce camping cher: l'emplacement tente a coûté 37€ ! 😱
Les sanitaires ne sont vraiment pas propres (ça dépend aussi de la fréquentation malheureusement, pas que de l'équipe!) et il n'y a pas vraiment d'espaces pour randonneur (pas de pièce de vie commune, juste un simple banc de pique-nique devant l'entrée de ce qu'on a vu...)
Le seul plus est la présence d'un petit restaurant de plage, où on a pu prendre un verre et recharger les téléphones. L'équipe est malgré tout sympathique.
La trace du jour 1
14,45km réalisés en 3h31!
